Une réponse aux accusations adressées par Sokal et Bricmont aux études sociales de la culture et de la science (1998).
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... Further report on the sociolinguistic survey of multilingual communities: survey of Cayo District, British Honduras 1 RB LE PAGE, PAULINE CHRISTIE, BAUDOUIN JURDANT, AJ WEEKES ANDANDRE"E TABOURET-KELLER Department of... more
... Further report on the sociolinguistic survey of multilingual communities: survey of Cayo District, British Honduras 1 RB LE PAGE, PAULINE CHRISTIE, BAUDOUIN JURDANT, AJ WEEKES ANDANDRE"E TABOURET-KELLER Department of Language, University of York ...
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These papers were published by the Journal "Alliage" (directed by Jean-Marc Levy-Leblond) during several years.
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Ce texte est la reprise souvent littérale de la dernière partie du chapitre 5 de la thèse d'Etat que l'auteur a soutenue en décembre 1984, sous le titre Ecriture, monnaie et connaissance, à l'Université Louis Pasteur à Strasbourg.... more
Ce texte est la reprise souvent littérale de la dernière partie du chapitre 5 de la thèse d'Etat que l'auteur a soutenue en décembre 1984, sous le titre Ecriture, monnaie et connaissance, à l'Université Louis Pasteur à Strasbourg. Certaines affirmations ne sont véritablement compréhensibles qu'à la lumière des développements antérieurs tels qu'ils figurent dans la thèse. Tout le monde connaît l'allégorie de la caverne, souvent appelée le « mythe de la caverne », dont Platon se sert dans le Livre VII de la République pour fonder sa théorie de la connaissance. Ce n'est pas pour rien que l'on y reconnaît un mythe, s'il est vrai que le mythe se définit d'être une réponse à une question qui n'a pas été posée. Pourtant, en l'occurrence, ce recours au terme « mythe » pour désigner le topos qui permet à Platon d'élaborer cette théorie me semble tout à fait injustifié, dans la mesure où la question à laquelle elle répond est bel et bien posée tout au début du Livre II, à travers le récit d'une fable, qui permet à Platon d'énoncer le problème philosophique qu'il veut traiter dans le dialogue. Ce problème est celui de la justice. Le Livre I l'avait abordé de manière maladroite et sans méthode. Il se conclut d'ailleurs par un aveu : Socrate reconnaît qu'il n'est pas allé au fond des choses et que l'une des raisons de cet échec — qui est aussi l'échec de la parole socratique — doit être située dans la manière dont il s'est laissé mener par d'inutiles bavardages et par les caprices d'associations verbales surgissant spontanément au cours de la discussion. L'argumentation philosophique ne commence véritablement qu'à partir du Livre II, au moment où Socrate dit : « Je me croyais quitte de parler, mais ce n'était, paraît-il, qu'un prélude ! » Glaucon et Adimante prennent le relais des jeunes interlocuteurs inexpérimentés du Livre I. C'est Glaucon qui ouvre le feu en reprochant à Socrate d'avoir défendu la justice pour les avantages et les bénéfices qu'on peut espérer en obtenir. C'est trop facile, argumente Glaucon. Ce qu'il faut faire c'est défendre la justice en tant que vertu qu'il est nécessaire de cultiver pour elle-même quand bien même elle ne serait source que d'ennuis, de désagréments ou de malheurs pour celui qui en aurait le culte. Ce qu'il faut prouver c'est la possibilité d'un ancrage naturel de cette vertu dans l'homme. Or, poursuit Glaucon en substance, il vient à l'évidence que c'est l'injustice qui est la plus conforme à la nature de l'homme, comme en témoigne "le cas que voici" : «Pour prouver que l'on ne pratique la justice que malgré soi et par impuissance de commettre l'injustice, nous ne saurions mieux faire qu'en imaginant le cas que voici. 1 "Non pas deux cavernes, mais trois" me rétorqua Myles Burnyeart en souriant, lorsque je lui fis part du rapport que je voyais entre le livre II et le livre VII de La République. A vrai dire, je n'ai pas immédiatement compris pourquoi il en voyait une troisième annoncée par le premier mot du Livre I : katebèn !
